Un livre rangé sagement sur une étagère de la médiatèque, mon regard qui se pose sur la première de couverture, et un nom Zao Wou-Ki. D'emblée, je suis conquise par le contenu et les textes de Claude Roy, et par le parcours de cet illustre peintre chinois de l'abstraction lyrique. Quelques jours après mon rapt de livre, j'entends parler de lui à la radio. Hommage à cet homme dont le talent et le raffinement nous offrent une sérénité complètement habitée. Elevé en 2006 au rang de Grand Officier de la Légion d'Honneur, sa grandeur est à la dimension de sa profondeur et de son élégance: tout en retenu. Ses rencontres avec Soulage, Hartung, Giacometti, et particulièrement celle de Paul Klee, furent déterminantes, ses liens d'amitié avec Henri Michaux, René Char, André Malraux, profonds. De cet homme, je ne connaissais rien il y a encore deux mois. Aujourd'hui, "j'entre en découverte" dans son univers avec un réel bonheur et le sentiment que nous avons un beau chemin à parcourir ensemble. Pour vous, j'ai retenu "Fenêtre porte "qui est un merveilleux hommage à Matisse, et je reprends les mots de Claude Roy qui en parle si bien: "C'est une oeuvre, à la fois construite et inspirée, plein d'intelligence sensible et cependant marquée par la pudeur, comme lorsque l'on porte en soi quelque chose de spirituelle que l'on ne montre jamais. C'est une peinture parfaite parce qu'elle est à la fois d'une profondeur diabolique et d'une simplicité de raffinement suprême". Que dire de plus? En 1983, je ne suis pas allée voir Zao Wou-Ki à la Galerie du Jeu de Paume où il était exposé. Aujourd'hui, je garde le précieux livre avec moi, et vais certainement aller découvrir quelques-unes de ses estampes et de ses livres illustrés à la Bibilothèque François Mitterand. Quelle chance que ce beau voyage intérieur programmé pour l'arrivée de l'été ! Exposition entre le du 3 juin au 24 août 2008.
L'Afrique. Par où commencer? Sur les bords de la lagune, dans le Parc National de la Comoé, ou plus haut, à Korogo...